DOCTORAT SUR L’EQUIVALENCE ECOLOGIQUE

Thèse en contrat CIFRE, depuis avril 2017, en collaboration avec les laboratoires de recherche du CNRS UMR IMBE (Institut Méditerranéen de Biodiversité et d’Écologie, Université d’Avignon et des Pays de Vaucluse) et UMR CITERES (CItés, TERritoires, Environnement et Sociétés, Université François-Rabelais de Tours).

Sujet : « intégration des fonctionnalités écologiques dans le cadre du calcul de l’équivalence écologique (démarche ERC dite Eviter-Réduire-Compenser) »

Contexte

Dans le cadre de projets d’aménagement, la réglementation impose un cadre réglementaire afin d’éviter, de réduire et en dernier recours compenser les atteintes à l’environnement et à la biodiversité. En théorie, l’objectif principal des mesures compensatoires est d’arriver à une non-perte-nette (No net loss, NNL), voire à un gain de biodiversité, définissant ainsi l’équivalence écologique entre les atteintes sur les sites de projet et les plus-values dus aux compensations. Néanmoins, la réglementation européenne et nationale n’apportent pas de méthodes précises et cadrées du calcul de l’équivalence écologique. Les différents acteurs apportent alors leurs propres interprétations et méthodologies d’évaluation en s’inspirant des nombreux exemples développés dans le monde ou établies au cas par cas suite à un processus de concertation entre les différentes parties.

Les connectivités écologiques sont une composante clé pour la conservation de la biodiversité dépendamment de l’aire vitale des espèces, mais de nombreux travaux soulignent que les enjeux spatio-temporels sont pas ou peu considérés durant et après la mise en place des mesures d’évitement et de réduction, ainsi que dans le choix des mesures compensatoires.

Ainsi, l’objectif de ce projet de recherche est de montrer que certaines approches de modélisations récentes peuvent apporter une plus-value dans le processus du calcul de l’équivalence écologique. In fine, Soberco Environnement souhaiterait démontrer qu’avoir recours à des modèles et scénarios permet de mettre en place plus efficacement la compensation dont le succès, les bénéfices et la pérennité seront plus importants au sein d’un canevas écologique fonctionnel et en considérant les incertitudes futures.

Ingénieur-doctorant : Simon TARABON

Comité de direction : Francis Isselin-Nondedeu (UMR CNRS CITERES), Thierry Dutoit (UMR CNRS IMBE), Fabienne Theuriau et Fabrice Vullion (Soberco Environnement)

Comité de pilotage : Marthe Lucas (UMR CNRS IMBE), Laurent Bergès (IRSTEA UR EMAX), Stéphanie Gaucherand (IRSTEA UR EMGR), Claude Napoléone (INRA UR 767), Baptiste Regnery (Observatoire de l’Environnement Poitou-Charentes)

Ingénierie et conseils en environnement